Histoire de l’ascension infernale d’Évariste Gamelin, jeune peintre parisien, engagé dans la section de son quartier du Pont-Neuf, Les dieux ont soif décrit les années noires de la Terreur à Paris, entre les ans II et III. Farouchement jacobin, fidèle entre les fidèles de Marat et Robespierre, Évariste Gamelin finira par être nommé juré au tribunal révolutionnaire.
Paphnuce est un abbé d'un groupe de moines cénobites égyptiens fondamentalistes (IVe siècle après J-C). Il s'est retiré dans le désert pour se repentir de sa jeunesse frivole. Après des années de vie monacale, une vision le pousse à revenir sur les lieux de son adolescence. Illuminé, il se donne pour mission de "sauver l'âme" de Thaïs, courtisane de la ville d'Alexandrie, célèbre pour les qualités de son esprit autant que pour sa beauté éblouissante. Paphnuce va parvenir à convaincre la belle Thaïs de rejoindre la vie religieuse afin de trouver le chemin du Ciel et la vie éternelle. Cependant, Paphnuce tombe éperdument amoureux et dès lors, il est dévoré par la jalousie sexuelle en imaginant tous les hommes que Thaïs a accueillis dans son lit. Toute une vie de prières et d'ascétisme, ne réussira pas à éteindre le feu que la seule vue de Thaïs a engendré dans son coeur. Il finira par renier Dieu en recueillant le dernier souffle de Thaïs.
En 1881, Loti a trente et un ans, et signe pour la première fois de son pseudonyme ce qui est son premier roman véritable. L'intrigue rendra l'auteur célèbre : un Français, transplanté dans une contrée lointaine, ici le Sénégal y connaît un grand amour. Il meurt ; sa maîtresse se tue, après avoir tué son enfant. On trouve dans ce récit l'Afrique, ses plaines, ses forêts, à l'époque peu connues, et décrites par la sensibilité d'un poète. On trouve la double aventure de l'amour et de la guerre. On trouve la grande lamentation de l'amour et de l'exil que reconnaissent à la première phrase, à la première mesure, tous les amoureux de Loti - qui connaît une nouvelle jeunesse, une renaissance dans le public.
L’action du roman commence à Milan en 1796, par les confidences d’un lieutenant français dénommé Robert, qui conte l’arrivée dans Milan des armées de la Révolution, menée par le jeune Bonaparte. Ces armées réveillent, dans un peuple lombard anesthésié par la tutelle autrichienne, un vieux fond héroïque, et sont accueillies avec une gaieté folle par les Milanais dans leur majorité.
VIII
XXI
Polyeucte martyr est une tragédie de Pierre Corneille représentée en 1641 au Théâtre du Marais. Elle est inspirée par le martyre de Polyeucte de Mélitène sous le règne de Valérien en 259. C'est l'une des dernières tragédies classiques du xviie siècle à sujet religieux.
Une biographie de J.-K. Huysmans par son ami, Gustave Coquiot. Gustave Coquiot (1865-1926) est un ecrivain, critique d'art et collectionneur. Le secretaire de Rodin, il était l’ami d'artistes comme Picasso et Utrilllo entre d'autres, et d'ecrivains comme J.-K. Huysmans et Jean Lorrain. Il publia un grand nombre d’ouvrages traitant d'artistes tels que Rodin, Toulouse-Lautrec, Seurat, Bonnard et Cezanne. La premiere edition de Le Vrai J.-K. Huysmans est publiee en 1912.
Une fois dans sa chambre, il se jeta sur un canapé et ses yeux s'emplirent de larmes. Il avait fait de son mieux pour commettre le meurtre, mais il avait échoué à deux reprises sans que ce fût sa faute. Il avait essayé de faire son devoir, mais le Destin lui-même semblait s'acharner à le trahir.
Une des principales causes du caractère curieusement banal de toute la littérature de notre époque est de toute évidence le déclin du mensonge considéré comme art, comme science et comme plaisir social. Publié en 1891, Le Déclin du mensonge est l’un des plus célèbres essais de Wilde. Sous la forme d’un brillant dialogue entre deux esthètes, à coups de paradoxes et de mots d’esprit, il livre son credo esthétique et moral : l’art ne saurait être jugé d’après des critères extérieurs à lui-même. Loin d’imiter la vie, c’est bien plutôt la vie qui imite l’art. Cet éloge du mensonge, du faux, du voile traduit un effort pour échapper à la réalité sociale de son siècle.
Dimanche 13 décembre : une lettre est déposée à la Maison-Blanche. Le plus fantastique chantage de tous les temps Commence. Trente-six heures d'un suspense diabolique où va se jouer le destin de la plus grande ville du monde.
C'est l'un des secrets les mieux gardés de la République : en son nom et sur ordre des plus hautes autorités, des tueurs sont disponibles à tout moment pour éliminer des personnes jugées dangereuses pour la sécurité nationale ou conduire des guerres secrètes contre des ennemis présumés. Oui, la France tue parfois pour régler des comptes. Au cours d'une enquête de plusieurs années, Vincent Nouzille a recueilli des témoignages exclusifs et des documents inédits. Des acteurs clés qui ont donné ou obtenu ce "permis de tuer" éclairent ici cette face sombre du pouvoir.
Images Doc est un magazine mensuel du groupe Bayard presse né en 1989. Il a pour ambition d'éclairer les enfants de 8 à 12 ans à travers quatre axes documentaires : la nature, le monde, l’histoire, la science. Il est en quelque sorte le descendant de l'Univers d'Okapi des années 1970-1980.
Images Doc est un magazine mensuel du groupe Bayard presse né en 1989. Il a pour ambition d'éclairer les enfants de 8 à 12 ans à travers quatre axes documentaires : la nature, le monde, l’histoire, la science. Il est en quelque sorte le descendant de l'Univers d'Okapi des années 1970-1980.
Images Doc est un magazine mensuel du groupe Bayard presse né en 1989. Il a pour ambition d'éclairer les enfants de 8 à 12 ans à travers quatre axes documentaires : la nature, le monde, l’histoire, la science. Il est en quelque sorte le descendant de l'Univers d'Okapi des années 1970-1980.
Images Doc est un magazine mensuel du groupe Bayard presse né en 1989. Il a pour ambition d'éclairer les enfants de 8 à 12 ans à travers quatre axes documentaires : la nature, le monde, l’histoire, la science. Il est en quelque sorte le descendant de l'Univers d'Okapi des années 1970-1980.
Le récit d une vie politique hors norme. Des confidences sur sa relation avec Sarkozy. Une analyse implacable de la situation. Son regard sur le monde qui nous entoure. Un projet pour replacer la France en tête. Un fil rouge : la liberté! Une obligation : faire. Enfin!
Circuler dans des univers parallèles grâce à un gant magique, l'attrape-Mondes... Y affronter un peuple de dragons, une princesse jalouse, un sorcier diabolique... C'est une mission pour héroïne de jeux vidéo, pas pour une adolescente de quatorze ans ! Depuis qu'elle a rencontré le beau William, la vie de Nina a basculé. Et si, sans le savoir, elle avait quitté la réalité pour un voyage sans retour dans le monde virtuel ? Un roman d'aventures fantastiques qui vous emportera dans les arcanes des jeux informatiques nouvelle génération. ATTENTION, vous ne disposez que de trois vies !
Une campagne présidentielle. c'est un festival de publicités mensongères. Chaque candidat y va de sa promesse pour séduire sa "clientèle" ou en appâter une nouvelle. Ces Nouvelles Petites Leçons sont là pour y voir clair : qu'est-ce qui est vrai ? qu'est-ce qui est faux ? L'économie ne ment pas. Mais elle a ses contraintes. Ceux qui les ignorent exposent le pays à de sérieux déboires. Voyez la Grèce. le Portugal... Beaucoup de réformes sont possibles. Encore faut-il qu'elles soient cohérentes. Encore faut-il qu'elles tiennent compte des réalités européennes et mondiales. Avec le talent de pédagogue qu'on lui connaît et son expertise de l'actualité économique., Jean-Marc Sylvestre explique les changements dans lesquels noms sommes pris. Il démonte les utopies dangereuses - la démondialisation. la décroissance. le nationalisme, la xénophobie. la sortie de l'Euro. Il donne les clés pour comprendre les enjeux. notamment européens et franco-allemands. devant lesquels se trouvera celui ou celle que les Français éliront. Ces Nouvelles Petites Leçons sons un outil de décryptage des discours politiques et offrent un "Quiz de la cohérence" des affirmations économiques en période de campagne présidentielle. Grâce à cet ouvrage, les lecteurs pourront faire leur choix en connaissance de cause.
"J'ai toujours voulu être journaliste politique et tous les lieux d'expression m'ont attiré: radio, télévision, presse écrite. La chance d'avoir pu collaborer largement à tous ces médias m'a permis de rencontrer en un demi-siècle tout ce que la France compte de personnages politiques mais aussi intellectuels, syndicaux ou religieux. Parmi eux, j'en ai privilégié une cinquantaine en me fondant sur deux critères: une connaissance directe et personnelle suffisante pour pouvoir me faire une opinion précise, et l'intérêt spécifique qu'ils me semblaient présenter pour les lecteurs. Autant dire que ma sélection est subjective et ne cherche en aucun cas à être exhaustive. J'ai laissé de côté des personnalités à propos desquelles j'avais le sentiment de ne rien apporter de neuf. J'en ai choisi quelques-unes, moins connues, mais qui me sont apparues justement dignes de l'être davantage. Les principaux personnages de ces cinquante dernières années figurent cependant pratiquement tous dans cette galerie de portraits. En tout cas, je les ai dépeints avec sincérité, sans mesquinerie je l'espère, mais aussi sans complaisance: tels que je les ai vus et connus". Alain Duhamel
PLACARDISATION n. f. (du lat. placibilitas : clémence et arduus : difficile) : Résultat de la crise d’autoritarisme d’un chefaillon frustré consistant à mettre à l’écart tout salarié qui n’exécute pas béatement ses ordres imbéciles. Après le succès phénoménal d’Absolument dé-bor-dée, ou comment faire les 35 heures... en un mois ! Zoé Shepard retrouve dans cette nouvelle « fiction » sa mairie, dont elle a dénoncé les gabegies. Dévastateur et jubilatoire, le portrait accablant de l’administration française.
Avec ce premier livre en français destiné à un large public, le prix Nobel d'économie 2014 nous invite à partager sa passion pour cette discipline. Il défend une certaine vision de l'économie, science qui croise la théorie et les faits au service du bien commun, et de l'économiste, chercheur et homme de terrain. C'est dire que le lecteur pénètre dans l'atelier d'un économiste et voyage à travers les sujets affectant notre quotidien : économie numérique, innovation, chômage, changement climatique, Europe, État, finance, marché... En dressant un panorama des grandes problématiques de l'économie d'aujourd'hui, Jean Tirole nous fait entrer au coeur des théories dont il est le père.
On ne se méfie jamais assez des journalistes. Pour n'avoir pas à courir derrière une mémoire qui n'a jamais cessé de me fuir, je prends des notes. C'est ainsi que, depuis plus de quinze ans, j'ai consigné sur des cahiers à spirale la plupart de mes conversations avec Jacques Chirac. Alors que son règne arrive à son couchant, il m'a semblé qu'il était temps de vider mes carnets. Je ne les avais pas écrits pour qu'ils restent à rancir au fond d'un tiroir mais parce que le métier qui mène mes pas consiste à faire la lumière sur tout. Telle est sa grandeur et sa misère. Si l'on veut garder sa part d'ombre, il ne faut pas fréquenter les journalistes. Ceci n'est donc pas une biographie au sens propre mais plutôt l'histoire d'une tragédie personnelle, devenue, sur la fin, une tragédie nationale. C'est cette histoire que j'ai voulu raconter. Une histoire bien française.
"Que reste-t-il des émotions, des rêves, des désirs quand on disparaît ? L'homme d'Aden, l'empoisonneur de Harrar sont-ils les mêmes que l'adolescent furieux qui poussa une nuit la porte du café de la rue Madame, son regard sombre passant sur un enfant de neuf ans qui était mon grand-père ? Je marche dans toutes ces rues, j'entends le bruit de mes talons qui résonne dans la nuit, rue Victor-Cousin, rue Serpente, place Maubert, dans les rues de la Contrescarpe. Celui que je cherche n'a plus de nom. Il est moins qu'une trace moins qu'un fantôme.Il est en moi, comme une vibration, comme un désir, un élan de l'imagination, un rebond du cœur, pour mieux m'envoler. D'ailleurs je prends demain l'avion pour l'autre bout du monde. L'autre extrémité du temps."
L'Essai sur l'origine des langues annonce déjà Saussure : nombre d'hypothèses formulées par Rousseau feront la fortune du structuralisme. Pourtant, ce texte inspiré tranche par son style avec l'aridité de la méthode linguistique.Si parfois d'ailleurs la prose de Rousseau paraît plus chantée qu'écrite, c'est qu'il tente de restituer au langage sa fonction primitive d'expression du désir et de l'émotion. Les hommes parlèrent d'abord la langue des poètes et non celle des géomètres. La métaphore est l'essence même du langage car elle traduit le mouvement naturelde l'âme. En évoluant, la langue est certes devenue plus précise mais moins chaleureuse : l'écriture a privilégié l'exactitude par rapport à l'expression. Reste la musique à laquelle Rousseau, avant Nietzsche, confère une fonction métaphysique plus haute que la philosophie, parce qu'elledonne voix à l'inaudible et fait battre à l'unisson le coeur des hommes.Il faudrait lire Rousseauà haute voix, comme autrefois les chants d'Homère, pour saisir la musicalité d'une intelligence sensible et les vibrations d'une sensibilité géniale.--Paul Klein
La France est championne du monde de pessimisme. Les politiques, les médias et les citoyens ne s’intéressent qu’aux trains qui arrivent en retard et jamais à ceux, plus nombreux, qui arrivent à l’heure. D'où une morosité et un défaitisme qui minent la confiance et interdisent toute sortie de crise. Certes, la France se trouve dans une situation économique et sociale inquiétante. Mais ça n’est quand même pas la fin du monde ! Nous vivons dans un pays merveilleux qui dispose d’atouts considérables qu’il nous faut redécouvrir et valoriser. C’est parfaitement possible si l’on commence par analyser tous les verres à moitié pleins (démographie en croissance, inflation maîtrisée, finance remise au pas, etc.). Arrêtons de diaboliser les entreprises, dont la vocation est de se développer et de créer des emplois ! Arrêtons de culpabiliser bêtement les riches ! Arrêtons d’exporter des bac+5 pour importer des bac-10 ! Réparons, réformons ce qui dysfonctionne, à commencer par l’administration, mais, de grâce, protégeons le modèle français ! Sans céder à l’optimisme béat, nous voulons avec ce livre tourner le dos au déclinisme, lit de tous les renoncements : la crise doit nous rendre intelligents, audacieux et combatifs !
Les Français ne sont peut-être plus au centre du monde, mais ils restent uniques dans leur genre. Ils sont une énigme pour les Américains comme pour les Chinois. Ils passent plus de temps à table que tous les autres humains, manient l'art de la conversation comme personne et ont fait de la brève de comptoir un genre littéraire. Si aux jeux Olympiques ils trébuchent et s'effondrent parfois, ils sont les champions incontestés de l'exploit gratuit. Et sur la terre entière on considère Paris comme la ville la plus romantique au monde... Louis-Bernard Robitaille, journaliste et écrivain québécois, dresse un portrait documenté, chaleureux et souvent inattendu de la France et des Français en ce début de XXIe siècle.
Depuis la deuxième guerre d'Irak - et même bien avant... - les Etats-Unis occupent, dans l'imaginaire mondial, une place symbolique qui dépasse largement les notions de puissance, de politique, de géographie. L'Amérique, en vérité, est devenue un concept, une « région de l'âme », une matrice de passions et de phobies dont le déploiement contradictoire n'en finit pas d'infuser nos propres débats. C'est, précisément, cette réalité ontologiquement diverse que Bernard-Henri Lévy a voulu cerner, observer, penser, dans ce livre où le reportage se mêle à la réflexion, et où le pittoresque emprunte à la philosophie de l'histoire. A l'origine, ce livre est né d'une « commande » de l'influent magazine « Atlantic Monthly » : demander à un célèbre intellectuel français de visiter l'Amérique et de donner sens à ce pays-continent en refaisant - en plus vaste - le fameux voyage qu'Alexis Tocqueville avait entrepris au début du XIXème siècle, à partir duquel il avait écrit son désormais classique « De la démocratie en Amérique ». Pendant une année, B.-H. Lévy a ainsi sillonné les Etats-Unis. Plus de vingt mille kilomètres d'est en ouest et du nord au sud, la plupart du temps par la route : de Rikers Island à Chicago, des communautés islamiques de Detroit à une enclave Amish de l'Iowa, l'auteur interroge la nature du patriotisme américain, la coexistence de la liberté comme de la religion, le système pénitenciaire, la « tyrannie de la majorité », le retour en force de l'idéologie... B.-H.L. a rencontré tous les visages de l'Amérique : les illustres, les anonymes, ceux du désert ou des mégapoles. De Sharon Stone à une veuve de mineur du Wisconsin, d'un milliardaire philantrope à Norman Mailer, de Woody Allen à un « homeless » de Californie, d'Hillary Clinton à un contestataire turbulent, de Barack Ohama, la star montante de la politique, à la pensionnaire d'un bordel du Nevada, il écrit la comédie humaine de ce pays-continent.
Un homme se trouve investi par le ciel du pouvoir encombrant de faire des miracles; il sait aussi qu'il perdra ce don s'il s'abandonne à l'amour. Brodant sur le thème éternel du manque, moteur de toute comédie humaine (et de la comédie divine), Serge Filippini nous convie à suivre en ses aventures l'infortuné Gobbio, révolté contre le ciel, en quête de cette seule et improbable merveille : la survenue d'un miracle qui, cette fois, ne devrait rien aux faveurs d'en haut. Phébus