Contes pour débutants
9 nouvelles et 3 historiettes.
9 nouvelles et 3 historiettes.
Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et sœur,
soudés par un indéfectible lien. Marc d’abord, qui ne cesse de lire en cachette. Mathieu, qui entend penser les arbres. Mabel, à la
beauté sauvage. Et Luc, l’enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d’être un jour
l’un des leurs. Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale,
des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l’animal à sang froid...
Dans une langue somptueuse et magnétique, Franck Bouysse, l’auteur de "Né d’aucune femme", nous emporte au cœur de la légende
du Gour Noir, et signe un roman aux allures de parabole sur la puissance de la nature et la promesse de l’insoumission.
Trois femmes, trois histoires, trois destins liés.
Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa
soeur, est contrainte d'épouser son cousin.
Patience ! C'est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu'il est impensable d'aller contre la volonté
d'Allah. Comme le dit le proverbe peul : « Au bout de la patience, il y a le ciel. » Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois
femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ?
Mariage forcé, viol conjugal, consensus et polygamie : ce roman de Djaïli Amadou Amal brise les tabous en dénonçant la condition féminine au
Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.
"La jeunesse est un talent, il faut des années pour l'acquérir."
Dans ce nouveau livre, la romancière se raconte à travers le personnage d’une étudiante bruxelloise. Les aérostats sont des aéronefs dont la
sustentation est due à un gaz plus léger que l'air. Elle nous emmène pour la première fois dans son pays natal. Ange, 19 ans "mène une
vie assez banale" et étudie la philologie. Après avoir répondu à une petite annonce, elle donne des cours de littérature à Pie, un
lycéen de 16 ans dyslexique. La romancière souhaitait avec cette rencontre explorer comment deux "très jeunes gens, qui sont chacun à
leur manière, très emprisonnés" peuvent s’aider à avancer. "Ange c’est moi à 19 ans" avoue Amélie Nothomb, qui confie avoir
également été, au même âge, "terriblement sérieuse" comme son héroïne. "Elle a beaucoup de points communs avec moi"
insiste-t-elle, en pointant notamment les études et les difficultés de la jeune femme à rencontrer des amis.
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« Ce roman parle de New York, d'amour, de mariages mixtes, de terrassiers qui creusent des tunnels, de bâtisseurs de gratte-ciel qui dansent sur des poutrelles à des centaines de mètres au-dessus de la ville. C'est peut-être le premier vrai roman consacré aux sans-abri, à ceux qui vivent au-dessous et à l'écart de la cité prospère. On sent que Colum McCann a fréquenté ces lieux-là : dans une langue qui procure un plaisir presque physique, il évoque avec une rare puissance ce présent qui empeste et ce passé qui oppresse. »
Depuis "Hygiène de l'assassin,"" elle est fidèle au poste ! Amélie Nothomb fait donc sa rentrée avec "Cosmétique de
l'ennemi." Au rythme – soutenu – d'un roman par an, on se demande bien comment elle peut encore nous surprendre. N'ayez crainte, elle y
parvient… Coincé dans un aéroport alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Barcelone, l'homme d'affaires Jérôme Angust se voit contraint de
supporter, en plus du retard de son avion, la logorrhée d'un étrange individu, bien décidé à lui imposer le récit de sa vie. Qui est donc ce
Textor Texel qui le harcèle ? Pourquoi ce raseur a-t-il jeté son dévolu sur lui ? Le dialogue s'engage pourtant entre l'importun
et sa victime, vif, alerte, ponctué de réparties cinglantes, prenant les allures d'une joute de haute tenue, et dévoile la passé trouble de
Textor, en même temps que le malaise croissant de Jérôme. Car il se sent cerné, l'homme d'affaires irréprochable, par cet étranger qui
semble si bien connaître les tréfonds de sa conscience et dont les crimes font douloureusement écho à un passé qu'il croyait enterré.
Étranger, cet ennemi ? Pas tant que ça ! Et si, finalement, cette rencontre n'était pas tant le fruit du hasard que l'objet d'une
préméditation diabolique destinée à l'anéantir ?
Dans ce dialogue mené tambour battant, Amélie Nothomb s'en donne à cœur joie, faisant preuve une fois de plus de sa virtuosité. La phrase
est vive, bondissante, corrosive, pour nous embarquer progressivement, mais sûrement, vers un retournement de situation dont l'auteur de
"Mercure" a le secret. Gageons qu'une fois encore, elle recueillera vos suffrages… Laurence Demurger
En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire "oui" : elle veut faire respecter
son vœu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée
dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle
ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe... Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve
au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera
jusqu'en Terre sainte.
Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et
charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante.
Gaspard Sauvage, dit le Zèbre, refuse de croire au déclin des passions. Bien que notaire de province, condition qui ne porte guère aux
extravagances, le Zèbre est de ces irréguliers qui vivent au rythme de leurs humeurs fantasques.
Quinze ans après avoir épousé Camille, il décide de ressusciter l'ardeur des premiers temps de leur liaison. Insensiblement, la ferveur de
leurs étreintes s'est muée en une complicité de vieux époux.
Cette déconfiture désole Gaspard. Loin de se résigner, il part à la reconquête de sa femme. Grâce à des procédés cocasses et à des
stratagèmes rocambolesques, il redeviendra celui qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : l'amant de Camille, l'homme de ses rêves. Même la
mort pour lui n'est pas un obstacle.
« Je n'ai pas rêvé. J'ai bien vu ma mère frapper mon père avec un marteau. Je dois avoir entre deux et trois ans... » C'est sur cette image
d'enfance, indélébile, que commencent les souvenirs de Guy Bedos. L'image d'une mère qu'il ne parviendra jamais ni à aimer ni à oublier.
Autour d'elle, l'Algérie, celle des petits Blancs racistes de son entourage, celle aussi de Finouche, l'institutrice qui lui fait découvrir
d'autres valeurs, la tolérance, le respect des autres. Puis c'est la France, les débuts sur les planches...
Humoriste à succès, satiriste impitoyable, engagé dans la vie politique, Bedos lève le voile sur les bonheurs et les blessures de l'homme
privé avec la même franchise provocatrice et généreuse dont il fait preuve sur scène, dans des pages où l'on croisera aussi les silhouettes
de Sophie Daumier et d'Alain Delon, de Boris Cyrulnik et de François Mitterrand. Tous ceux qui de près ou de loin, en bien ou en mal, ont
marqué une vie.
1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non
plus.
Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle
qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.
Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en
attendant le retour de la mère du petit garçon.
Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.
Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !
"Les barrages de la mère dans la plaine, c'était le grand malheur et la grande rigolade à la fois, ça dépendait des jours. C'était la grande rigolade du grand malheur. C'était terrible et c'était marrant. Ça dépendait de quel côté on se plaçait, du côté de la mer qui les avait fichus en l'air, ces barrages, d'un seul coup d'un seul, du côté des crabes qui en avaient fait des passoires, ou au contraire, du côté de ceux qui avaient mis six mois à les construire dans l'oubli total des méfaits pourtant certains de la mer et des crabes. Ce qui était étonnant c'était qu'ils avaient été deux cents à oublier ça en se mettant au travail." M. Duras
Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos.
Je pensais que cela passerait, mais non.
J'ai tout essayé...
J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal.
Ma vie a commencé à partir dans tous les sens.
J'ai eu des problèmes dans ma vie professionnelle, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants.
Je ne savais plus que faire pour aller mieux...
Et puis, j'ai fini par comprendre.
Dans le nord du Pakistan, un adolescent mène une vie simple et heureuse en compagnie de ses sœurs et de ses parents, qu'il aide à récolter
les fruits dans le verger. Au marché, il tombe sous le charme de la fille d'un puissant politicien, à laquelle il se lie, enfreignant ainsi
les règles de la hiérarchie sociale. Pour son impudence, le jeune garçon est jeté dans une prison sordide où il croupit pendant quinze ans. À
sa libération, brisé physiquement et mentalement, il est recueilli par Abbas, un poète érudit, aux côtés de qui il va réapprendre à vivre et
se familiariser avec un monde qu'il ne reconnaît plus. Récit d'un retour à la vie, ce roman est avant tout une grande histoire d'amour
intemporelle imprégnée de la sagesse et de la poésie des contes orientaux.
« Une création à l'état pur. Preuve supplémentaire que Peter Hobbs est un des meilleurs écrivains, et parmi les plus courageux. Je l'ai lu
sans m'arrêter. » Ali Smith
« Un bijou d'écriture, parfaitement calibré, qui traite du caractère indomptable du cœur humain et du pouvoir salvateur de l'imagination
quand plus rien d'autre ne demeure.
Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, embarqués dans une drôle d'aventure : écrire le scénario d'un feuilleton télévisé destiné à
occuper l'antenne pendant les heures creuses de la nuit. Peu importe l'histoire puisque personne ne la regardera, la saga n'obéit qu'à un
seul critère : coûter le moins cher possible en décors, acteurs et tournage. Et les quatre scénaristes, que tout sépare, ont été
recrutés pour leur seul point commun : ils n'ont pas les moyens d'être exigeants. Marco, le narrateur, est quasiment prêt à travailler
gratuitement, Jérôme, le plus jeune, s'est déjà brûlé les ailes dans son rêve de conquérir Hollywood, Mathilde est une pisse-copie du roman
sentimental, et Louis a connu son heure de gloire à Cinecittà mais il y a longtemps déjà. La rencontre des quatre auteurs va pourtant avoir
des conséquences inattendues. Puisqu'ils ont toute liberté, à condition d'être économes, ils décident de se faire plaisir et se lancent dans
une histoire qui non seulement aura un succès inattendu, mais transformera leur vie, et même, à certains égards, l'ordre du monde.
Tonino Benacquista qui s'est fait connaître par des romans policiers drôles et inventifs, se livre ici à un exercice de style virtuose qui
est à la fois un récit passionnant et un hommage éblouissant aux infinies ressources de la fiction. --Gérard Meudal
Délesté de son mariage comme de son emploi de chroniqueur sportif, le nouvelliste raté Frank Bascombe vit dans le New Jersey, où il travaille comme agent immobilier. Il arpente les agglomérations suburbaines, les rues et les voies privées, habité par le sentiment "qu'il devient foutument difficile de s'accrocher à la vie que nous nous étions promise dans les années soixante". En relatant quelques jours de la vie de ce citoyen bien tranquille, Richard Ford dissèque la réalité de l'Amérique contemporaine, s'attardant sur les réflexes sécuritaires d'une société conservatrice repliée sur elle-même. Ses citoyens sont-ils tous des égarés ? Avec un humour tout aussi grinçant que désespéré, il renvoie chacun à ses possibles, à ses tâtonnements et à ses doutes. Richard Ford a décidément un don : l'écriture.
« C'est l'amour qui est trop grand, pas toujours supportable, je crois que tout le malheur vient de là. »
Années 60. Loin du Paradis, les enfants de Bob Dylan et de Rosa Luxemburg inventent des jeux innocents – baisers volés, poèmes griffonnés au
dos d'un cahier, trèfles à quatre feuilles que l'on cueille dans les jardins publics.
La solitude grandit, mais peu importe, puisque la Révolution est pour demain.
Années 80. Nouk a vingt-cinq ans, un amoureux (Berg), un bébé (Eugenio), des amies féministes, un travail, une maison. Et tout cela
l'étonne. C'est alors qu'on lui propose de participer à une enquête sur la vie sexuelle des Françaises.
Nouk accepte, évidemment. Quitte à le payer très cher. Elle qui rêvait de Syracuse, la voici confrontée au puzzle qu'est devenue son
existence. Le hasard viendra y mettre bon ordre, sous la forme d'une jeune femme au sourire impitoyable.
Mais il n'y a pas de hasard, et le seul ordre qui vaille est celui de la littérature, quand les mots se répondent comme les paroles d'une
chanson.
Dans Les Rêves de mon père, Barack Obama raconte son exceptionnel parcours. Celui d'un homme charismatique, candidat à l'investiture
démocrate pour la présidentielle de 2008, qui représente désormais l'espoir et le renouveau pour des millions d'Américains.
Dès les premières pages de son récit, le ton est donné : ni lyrisme ni pathos, mais une grande sincérité.
Evoquant le bouleversement provoqué par la mort accidentelle de son père kenyan, qu'il n'avait pas revu depuis des années, Barack Obama
déroule le fil de ses souvenirs.
Des plages de Hawaii, où il vit avec sa mère blanche américaine, à Djakarta, où il passe une partie de son enfance, des bancs de la
prestigieuse université Columbia aux quartiers les plus misérables de Chicago, où il choisit d'exercer le métier d'éducateur, le futur
sénateur de l'Illinois retrace le chemin parcouru, jalonné de rencontres fortes.
Avec franchise, il raconte ses interrogations, ses blessures, ses victoires et ses défaites, celles d'un homme qui n'a jamais cessé de
vouloir réconcilier les couleurs de l'Amérique.
Viri pose les yeux sur sa femme, Nedra. Une mèche de cheveux lui balaie délicatement la nuque, elle s’affaire en cuisine dans sa jolie robe rouge. Leurs deux adorables petites filles dînent devant le feu de cheminée. Sont-ils réellement heureux ? Ils forment un couple envié de tous, elle si belle, lui si élégant. Leur bonheur semble parfait… Mais la perfection est-elle vraiment de ce monde ?
À la fois drame psychologique, roman d'idées, roman d'espionnage mais surtout histoire d'amour aussi tragique que passionnée, une oeuvre
ambitieuse portée par le talent exceptionnel de Douglas Kennedy.
Écrivain new-yorkais, la cinquantaine, Thomas Nesbitt reçoit à quelques jours d'intervalle deux missives qui vont ébranler sa vie : les
papiers de son divorce et un paquet posté d'Allemagne par un certain Johannes Dussmann. Les souvenirs remontent...
Parti à Berlin en pleine guerre froide afin d'écrire un récit de voyage, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour une radio de
propagande américaine. C'est là qu'il rencontre Petra. Entre l'Américain sans attaches et l'Allemande réfugiée à l'Ouest, c'est le coup de
foildre.
Et Petra raconte son histoire, une histoire douloureuse et ordinaire dans une ville soumise à l'horreur totalitaire. Thomas est bouleversé.
Pour la première fois, il envisage la possibilité d'un amour vrai, absolu. Mais bientôt se produit l'impensable et Thomas va devoir choisir.
Un choix impossible qui fera basculer à jamais le destin des amants. Aujourd'hui, vingt-cinq ans plus tard, Thomas est-il prêt à affronter
toute la vérité ?
Il était une fois une grenouille nommée Garulfo.
Son souhait le plus cher était de devenir un homme. Par la grâce d’un baiser, ce voeu se réalise et l’ambitieux amphibien se métamorphose en
prince. Un prince qui s’apprête à découvrir le monde cruel des hommes avec les yeux candides d’une grenouille. Princesse jalouse, roi
impitoyable, brigands et sbires de tout poil s’attacheront à sa perte.
À bord d’un vaisseau turc, un coffre. Dans le coffre, un écrin, dans l’écrin, une bouteille, dans la bouteille, une carte, et sur cette carte… l’emplacement du fabuleux trésor des îles Tangerines ! Il n’en faut pas plus à deux fiers gentilshommes, fins bretteurs et rimailleurs, pour se jeter dans une aventure qui, de geôles en galères, les mènera jusqu’aux confins du monde.
Armand et Lope, partis sur l'océan à la recherche d'un trésor, se retrouvent chez les Sélénites, étrange peuple passionné de théâtre. Rejoints par leurs amis, les deux aventuriers vont s'engager dans le plus fabuleux des voyages vers un nouvel Eldorado: La Lune...
Récit autobiographique de B. Valgaeren sur son enfance dans un petit village flamand catholique. Atteint d'une surdité profonde découverte à l'âge de 4 ans, Bernarreke, enfant volontaire aidé par sa mère, apprend à lire et à écrire malgré les difficultés environnantes. Peu à peu, il s'habitue à lire sur les lèvres. Une réflexion sur la lutte de l'enfant pour s'inclure dans le monde des entendants.
" Notre mémoire est pleine de mots.
Il suffit de puiser dedans. On trouvera dans ce dictionnaire très personnel des mots qui m'ont accompagné dans ma vie professionnelle comme,
précisément, dictionnaire et mot. Plus apostrophe, orthographe, écrivain, lecture, bibliothèque, guillemets... A ceux-là s'ajoutent une
ribambelle d'autres mots qui relèvent de ma vie privée, de mes souvenirs intimes, de mes manières d'être, de ma psychologie d'enfant et
d'adulte, de mes trucs, de mes rêveries, de mes bonheurs, de mes chagrins, de mes petites aventures d'homme devenu public grâce à une
succession de clins d'oeil du hasard.
" Bernard Pivot
Mots autobiographiques, mots intimes, mots professionnels, mots littéraires, mots gourmands... Tous ces mots forment un dictionnaire très
personnel. Mais les mots de ma vie, c'est aussi ma vie avec les mots. J'ai aimé les mots avant de lire des romans. J'ai vagabondé dans le
vocabulaire avant de me promener dans la littérature. Sur ces mots...
Marthe a soixante-dix ans. On pourrait croire que ce n’est plus l’âge de la passion. Pourtant, elle va s’autoriser à la vivre avec Félix,
l’homme aux écharpes multicolores, son aîné de dix ans... Une passion faite de l’émerveillement des âmes et aussi celui des corps.
Tout ce qu’une longue vie d’épouse et de mère ne lui a pas donné. Enfants et petits-enfants, qui l’avaient assez vite rangée à la rubrique
"troisième âge" et "grand-mère gâteau," devront assister à la métamorphose de Marthe en cette femme coquelicot ,
éclatante et fragile, toute au bonheur d’aimer et d’être aimée.
C’est un sujet tabou sur lequel la romancière de La Femme en bleu lève ici le voile, dans une époque où la vieillesse se voit intimer
l’ordre d’être honteuse ou vaincue. Elle le traite avec une grâce, une émotion, un humour aussi, qui lui ont valu un accueil enthousiaste de
la critique et du public.
Le jour de son arrestation, K. ouvre la porte de sa chambre pour s'informer de son petit-déjeuner et amorce ainsi une dynamique du questionnement qui s'appuie, tout au long du roman, sur cette métaphore de la porte. Accusé d'une faute qu'il ignore par des juges qu'il ne voit jamais et conformément à des lois que personne ne peut lui enseigner, il va pousser un nombre ahurissant de portes pour tenter de démêler la situation. À mesure que le procès prend de l'ampleur dans sa vie, chaque porte ouverte constitue une fermeture plus aliénante sur le monde de la procédure judiciaire, véritable source d'enfermement et de claustrophobie. L'instruction suit son cours sur environ un an durant lequel l'absence d'événements est vue uniquement à travers les yeux de K. Sa lucidité, dérisoire et inutile jusqu'à la fin, contrairement à celle du héros de "La Métamorphose", n'apporte aucun soulagement. Le Procès, pièce charnière dans l'oeuvre de ce génie de l'absurde, renonce au ressort du surnaturel pour évoquer l'angoisse de l'obsession. --Sana Tang-Léopold Wauters
"Les grands majordomes sont grands parce qu'ils ont la capacité d'habiter leur rôle professionnel, et de l'habiter autant que faire se
peut ; ils ne se laissent pas ébranler par les événements extérieurs, fussent-ils surprenants, alarmants ou offensants. Ils portent leur
professionnalisme comme un homme bien élevé porte son costume. C'est, je l'ai dit, une question de "dignité"."
Stevens a passé sa vie à servir les autres, majordome pendant les années 1930 de l'influent Lord Darlington puis d'un riche Américain. Les
temps ont changé et il n'est plus certain de satisfaire son employeur. Jusqu'à ce qu'il parte en voyage vers Miss Kenton, l'ancienne
gouvernante qu'il aurait pu aimer, et songe face à la campagne anglaise au sens de sa loyauté et de ses choix passés..
D'abord attribuées à Alphonse Daudet, les Lettres auraient aussi comme co-auteur Paul Arène et co-autrice Julia Daudet (Wikipédia consulté
le 03/01/2020)
Le Nord de la France, noyé dans les brumes, ignorait le Sud. Alphonse Daudet le lui fit découvrir par ses "Lettres de mon moulin".
La Provence, celle de la mer et celle de la montagne, est apparue soudain avec ses troupeaux, ses belles Arlésiennes et ses parfums.
Un siècle plus tard, maître Cornille et son secret, la mule du pape qui retient son coup de pied, le curé de Cucugnan, le sous-préfet aux
champs, tous ses personnages vivent encore avec la même intensité. Tristes ou gais, mélancoliques ou satiriques, ces petits textes sont des
chefs-d’œuvre de malice, de poésie et d'émotion.
Madame de Clèves, jeune beauté parfaite en tout point, fait des débuts remarqués à la cour de la reine dauphine, belle-fille
d'Henri II. Pour ce modèle de vertu, l'image de Diane de Poitiers plane tout au long du roman comme le contre-exemple absolu.
Mais sous des dehors innocents, la Princesse de Clèves, par sa faculté à analyser et à maîtriser ses sentiments, fait preuve d'une
personnalité étonnante et rarement exposée avec tant de justesse auparavant.
Car, si l'amour courtois trouve ici d'indéniables échos, cet ouvrage paru en 1678, souvent considéré comme le premier roman de la
littérature française, est indéniablement un pas énorme vers le roman tel qu'on le connaît aujourd'hui. La galerie de portraits dressée par
Madame de Lafayette peut s'avérer un peu rébarbative pour le lecteur moderne, de même que sa langue est un peu austère. Néanmoins,
l'analyse psychologique est d'une vraisemblance résolument novatrice et rachète l'invraisemblance de certaines scènes. En outre, l'exploit
de faire naître tout un roman d'une intrigue aussi ténue, pratiquement sans action, fait de "La Princesse de Clèves" un
ouvrage d'autant plus pathétique que les personnages laissent peu d'emprise aux événements extérieurs et se condamnent eux-mêmes.
AJOUTER UNE CITATION
On ne prend pas impunément le transsibérien, même pour un second voyage de noces...
Il y a dix ans que David et Louise sont mariés, dix ans qu'ils ont fait leur premier voyage de noces sur l'Amazone. Et ils ont décidé, pour
se retrouver, de faire le point en tête-à-tête au cours d'un nouveau long trajet : il faut onze jours au transsibérien pour atteindre le
Pacifique. Projet raisonnable, si un couple pouvait jamais être raisonnable, si David n'était pas un forcené de l'amour, si le transsibérien
ne transportait que de placides fonctionnaires soviétiques, si un cercueil n'était pas du voyage, si..., si...
Avec ces si-là et quelques autres, Jacques Lanzmann a réussi l'impossible : dans un wagon du transsibérien, il a mis toute la comédie
amoureuse d'aujourd'hui, et bien plus, avec cette manière tendre et drôle qu'il a de regarder les êtres et les choses et de nous les conter
en riant - en riant jaune quelquefois. Oui, avec l'auteur du Têtard, on ne prend pas impunément le transsibérien…
À l’issue de la guerre de Troie, Ulysse erre pendant dix ans, sur les rivages de la Méditerranée et doit affronter de nombreuses épreuves,
avant de parvenir à regagner son royaume d’Ithaque.
J'ai toujours pensé que la beauté du monde était destinée à nous faire oublier la brièveté tragique de nos vies. Peut-être un cadeau de Dieu, s'il existe, comme je l'espère. Mais nous n'en sommes pas conscients, hélas ! Non seulement nous infligeons à la terre qui nous porte les pires blessures, mais nous ne savons plus voir à quel point elle est belle. Et pourtant, le monde vit. Auprès de nous. Sans nous ou avec nous. Regardez-le ! Ecoutez-le ! Il est source de bonheur...
Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux
femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour
la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où
chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…
« On finit totalement emballé, le cœur un peu serré... Vraiment, génial ! » Ouest France
« Passé et présent se superposent et c'est peu dire que l'on passe par toutes les couleurs... » Marie France
Ce roman a reçu cinq prix littéraires en 2011
(Quatrième de couverture)
Résumé :A huit ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la "mort imminente." Plongeant dans un lac pour aider une
fillette, l’enfant s’est noyé. Arrêt cardiaque, mort clinique.
Et puis, de nouveau, la vie.
Vingt ans après, Nathan est devenu l’un des plus brillants avocats de New York. Il a tout oublié de l’épisode. Il a même fini par épouser la
petite fille du lac, Mallory, sa femme tant aimée. Mallory qui l’a quitté, mais qui lui manque comme au premier jour...
Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l’autre côté, ne sont plus tout à fait les mêmes. Aujourd’hui qu’il connaît la réussite et la
notoriété et la prospérité, il va découvrir pourquoi il est revenu. Est-il encore un homme comme les autres ?
Une histoire d’amour et de suspense, une course vers l’inconnu qui s’écoute avec la gorge nouée mais l’envie irrésistible de connaître la
suite.
«Ce roman est dangereux. Une fois ouvert vous ne pourrez plus le quitter avant la dernière page.» Bernard Lehut, RTL
– Nathan, regardez le garçon à l’anorak orange
Bon sang, Garrett, pourquoi voulez-vous que je le regarde ?
Parce qu’il va mourir
Moins d’une minute plus tard, l’adolescent se tire une balle dans la tête. Et c’est ainsi que Nathan Del Amico, brillant avocat new-yorkais,
découvre l’étrange pouvoir de Garrett Goodrich.
Qui est ce Garrett Goodrich ? Un cancérologue chevronné, directeur d’un important centre de soins palliatifs.
Il n’a rien d’un illuminé et pourtant il se dit capable de prévoir la mort. Il prétend avoir une “ mission : accompagner ceux qui vont
mourir jusqu’aux frontières de l’Autre Monde pour qu’ils quittent la vie en paix avec eux-mêmes.
Très ébranlé, Nathan comprend que Garrett est entré en contact avec lui pour le préparer à mourir. Mais il est bien incapable d’imaginer ce
que la rencontre avec cet homme va déclencher dans sa vie, et dans celle de ceux qu’il aime. Nous assistons avec ce roman à la naissance
d’un style Musso où l’on retrouverait l’émotion d’un Marc Lévy, la mise en scène d’une Patricia Cornwell, et une intrigue aux
rebondissements très Sixième Sens.
Comme tous les élèves de son âge, Linus ne pense qu’à l’examen de fin d’année, destiné à déterminer l’existence de tous les candidats. S’il réussit, il restera en sphère 1, mènera une vie sans histoire et goûtera jusqu’à la fin de ses jours la sérénité artificielle de la zone protégée. Que se passerait-il seulement s’il échouait ? Refusant le système, Linus décide de modifier en trois mois le cours de son destin… À l’image des héros plongés dans cette aventure, le lecteur n’a pas un instant de répit !
Première partie : Dans le Jardin des oliviers, un homme attend que les soldats viennent l’arrêter pour le conduire au supplice. Quelle
puissance surnaturelle a fait de lui, fils de menuisier, un agitateur, un faiseur de miracles prêchant l’amour et le pardon ?
Deuxième partie : Trois jours plus tard, au matin de la Pâque, Pilate dirige la plus extravagante des enquêtes policières. Un cadavre a
disparu et est réapparu vivant ! Y a-t-il un mystère Jésus ou simplement une affaire Jésus ? A mesure que Sherlock Pilate avance dans son
enquête, le doute s’insinue dans son esprit. Et avec le doute, l’idée de foi.
« Je voulais dire à mon grand-père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais
voulu dire. Je ne pour-rai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, Maintenant. Je peux le lui dire,
là. »
David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses
parents, l'amour conjugal, le désir de créer et la beauté du hasard, au fil d'une histoire simple racontée avec délicatesse, humour, et un
art maîtrisé des formules singulières ou poétiques.
Cultiver la mémoire des instants heureux, c'est le sens du roman de David Foenkinos Les Souvenirs, qui invite à la méditation sur l'instant
présent. L'auteur nous offre un portrait poétique et délicat au travers des rites de passage qui ponctuent la vie : le mariage et la vie à
deux, les enfants, la vieillesse... Ces thèmes universels parlent au plus grand nombre et rendront nostalgique plus d'un lecteur. Un roman
qui traite avec justesse et légèreté de la vie et ses dynamiques sociales.
Un enfant de sept ans est arraché à ses parents pour pouvoir survivre.
1942. Les rafles commencent. Joseph, parce qu’il est juif, se trouve confié à des inconnus qui l’obligent à travestir la vérité. Virtuose du
mensonge comme tous les enfants cachés, il apprend à taire son nom, son histoire, ses sentiments.
Dissimulé dans un pensionnat catholique, il va grandir auprès d’un prêtre, le père Pons, un homme simple qui est cependant habité par la
folie des justes. Sous son église, dans la crypte, le père Pons a aménagé une synagogue secrète. La nuit, il y étudie la Torah, la Kabbale,
les textes des rabbins et il y collectionne les objets de culte. Dans un univers en apparence chrétien, il s’attache à faire survivre la
culture juive pour la transmettre à ces enfants sauvés afin qu’ils ne perdent pas leur identité.
Tel Noé pendant le déluge, il a décidé de sauver l’humanité. Malgré elle. Contre elle.
Qu’adviendra-t-il de Joseph et de tous ces enfants de Noé pendant la guerre ? Et surtout que deviendront-ils, une fois la paix revenue, avec
cette double identité : juifs et chrétiens?
Insomniaque, sous le choc d'un diagnostic médical alarmant, Franz Ritter, musicologue viennois, fuit sa longue nuit solitaire dans les
souvenirs d'une vie de voyages, d'étude et d'émerveillements. Inventaire amoureux de l'incroyable apport de l'Orient à la culture et à
l'identité occidentales, Boussole est un roman mélancolique et enveloppant qui fouille la mémoire de siècles de dialogues et d'influences
artistiques pour panser les plaies du présent.
Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l'Angleterre dont elle n'est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l'accueil glacial qu'il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l'accident qui l'a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n'a que quelques mois pour le faire changer d'avis.
Les esprits les plus brillants de la planète sont kidnappés. Machination, complot ou expérience scientifique ?
" Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène ! "
C'est sur ces mots de son assassin que, en pleine fac de Strasbourg, un Prix Nobel de chimie se voit férocement massacré et dépouillé –
littéralement – de son cerveau. Quatre jours plus tard, dans la région lyonnaise, un célèbre physicien disparaît des radars.
Pour le lieutenant Vairne, pro du poker et obsédé de mathématiques, la probabilité qu'il s'agisse d'une coïncidence n'excède pas 15 %.
Probabilité que le carnage continue ? Sang pour sang...
" Un livre à l'efficacité redoutable. Un suspense haletant. ", Le Point
" Un véritable coup de maître ! ", Entrevue
Lauréat du Prix "Nouvelles voix du Polar" 2021.
"Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension."
En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris - New York. Parmi
eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna,
redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.
Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.
Roman virtuose où la logique rencontre le magique, 'L’Anomalie' explore cette part de nous-même qui nous échappe.
Phileas Fogg, gentleman anglais, parie avec les membres de son club qu'il fera le tour de la terre en 80 jours. Et, aussitôt, le voilà parti accompagné de son domestique Jean, un Parisien, dit Passepartout. Il devra être revenu à Londres, pour gagner, le samedi 21 décembre 1872 à 20 heures 45 minutes ! Soupçonné d'être l'audacieux voleur de la Banque d'Angleterre, Phileas Fogg va être filé tout au long de ses pérégrinations par le détective Fix qui ne peut cependant pas l'arrêter, le mandat d'amener arrivant toujours trop tard... Les pays traversés, les multiples aventures, les stratagèmes employés pour contourner les nombreux obstacles, l'activité débordante de Phileas Fogg pour lutter contre le temps en ne se départant jamais de son flegme tout britannique, les personnalités de Passepartout et de l'obstiné Fix font du Tour du monde en 80 jours un merveilleux roman, l'un des meilleurs de Jules Verne, dont le succès considérable ne s'est jamais démenti depuis sa parution en 1873.
Et autres plaisirs minuscules
On dit que la vie n'est pas simple et que le bonheur est rare. Pour Philippe Delerm, il tient en trente-quatre "plaisirs
minuscules". Il évoque ici tour à tour, sous forme de petites séquences, la satisfaction immense qu'il tire tantôt de petits gestes
insignifiants, tantôt d'une bienheureuse absence de gestes.
L'écriture de Julie Otsuka est puissante, poétique, incantatoire. Les voix sont nombreuses et passionnées. La musique sublime, entêtante et
douloureuse. Les visages, les voix, les images, les vies que l'auteur décrit sont ceux de ces Japonaises qui ont quitté leur pays au début
du XXe siècle pour épouser aux Etats-Unis un homme qu'elles n'ont pas choisi.
C'est après une éprouvante traversée de l'océan Pacifique qu'elles recontrent pour la première fois à San Francisco leur futur mari. Celui
pour lequel elles ont tout abandonné. Celui dont elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
A la façon d'un choeur antique, leurs voix s'élèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées ... leur nuit de noces, souvent brutale,
leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants,
l'humiliation des Blancs, le rejet par leur progéniture de leur patrimoine et de leur histoire ... Une véritable clameur jusqu'au silence de
la guerre. Et l'oubli...
Une enfance difficile est comme un ennemi invisible; vous ne savez jamais quand il va se retourner contre vous."
Jules n’a rien en commun avec ses frères et sœurs, Marty et Liz. Rien à part le tragique accident de voiture qui leur ôte leurs parents,
alors que l’aîné de la fratrie n’a pas même douze ans. Après le drame, les orphelins deviennent des étrangers les uns pour les autres.
Jules, autrefois si sûr de lui, devient le plus solitaire des trois. Il évolue dans un monde imaginaire avec pour seule amie Alva, la
mystérieuse Alva.
Les années passent. Mais le passé sera toujours là pour les rattraper.
Tout commence par quelques mots griffonnés au dos d'une carte postale : "Je pense à vous, je vous aime." Ils sont signés de
Charles, le père d'Antoine, parti vingt ans plus tôt sans laisser d'adresse. Avec son meilleur ami, Laurent, apprenti journaliste, et Anna,
sa jeune soeur complètement déjantée, Antoine part sur les traces de ce père fantôme. C'est l'affaire d'une semaine, pense-t-il... De
l'ex-Allemagne de l'Est à la Turquie d'Atatürk, de la Géorgie de Staline à l'Autriche nazie, de rebondissements en coups de théâtre, les
voici partis pour un road movie généalogique et chaotique à la recherche de leurs origines insoupçonnées.
Alexis Michalik a décidément le goût de l'aventure : après le succès phénoménal d'Edmond, le comédien, metteur en scène et dramaturge
couronné par cinq Molières, nous embarque à bord d'un premier roman virevoltant, drôle et exaltant.
POUR LUI, TOUT EST ÉCRIT D'AVANCE
POUR ELLE TOUT RESTE À ÉCRIRE
« Un jour d’avril, ma fille de trois ans, Carrie, a disparu alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de
Brooklyn. »
Ainsi débute le récit de Flora Conway, romancière renommée à la discrétion légendaire. La disparition de Carrie n’a aucune explication. La
porte et les fenêtres de l’appartement étaient closes, les caméras de ce vieil immeuble new-yorkais ne montrent pas d’intrusion. L’enquête
de police n’a rien donné.
Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, un écrivain au cœur broyé se terre dans une maison délabrée.
Lui seul détient la clé du mystère. Et Flora va le débusquer.
Tous les ans, Juliette fait son pèlerinage en vélo dans le quartier de son enfance. Mais cette année, devant l'ancien appartement familial, une affiche : À vendre - Visite libre. En ouvrant, les portes de son décor de jeunesse, les souvenirs remontent : les amis, les petits bonheurs, mais surtout l'arrivée bouleversante de son frère Tom, le petit astronaute.
Début des années 60. Suite à la mort de leur père, deux frères, Fabio et Giovanni, sillonnent les routes au volant d’une Fiat 500. Leur voyage, émaillé de disputes et de silences, de souvenirs et de rencontres, les conduira jusqu’à leur Italie natale, quittée depuis des années. Par bribes, le portrait de leur père se recompose et les amène à mettre en lumière leurs relations tumultueuses...
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