En Allemagne, avant la guerre, deux enfants sont inséparables. L'un d'eux s'appelle Frédéric. Il est Juif. Lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933, la situation de la famille de Frédéric devient de plus en plus difficile. Jusqu'à ce que le dictateur décide que les Juifs n'ont pas le droit de vivre : on les insulte, on les chasse, et bientôt, Frédéric est renvoyé de l'école...
Sur le chantier de construction de la cathédrale d'Amiens, les morts succèdent aux accidents dans d'étranges circonstances. L'édifice est-il maudit ? L'équipe des bâtisseurs cache-t-elle un meurtrier ? C'est ce que Colin, jeune tailleur de pierres, veut découvrir après la mort de son père le maître tailleur.
Mars 1815. L'empereur Napoléon est de retour en France après un an d'exil et se dirige vers Paris. Claire et ses sœurs vont à sa rencontre.
Elles découvrent que les hommes de sa garde, épuisés par trois semaines de marche forcée, tombent de fatigue.
Qui va veiller sur lui ? Claire est là pour monter la garde.
petite fille
Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.
Un été, en Normandie. Pris dans les filets d'une vie de famille, le narrateur rencontre une vieille dame singulière, Alice. Entre cet homme taciturne et cette femme trop longtemps silencieuse se noue une relation puissante, au fil des récits que fait Alice de sa jeunesse, dans le sillage des surréalistes et dans la mémoire de la tribu indienne Hopi. La vie du narrateur sera bouleversée devant "la misère, la beauté, tout cela intimement lié".
Vers le milieu du XIXe siècle, dans la petite ville imaginaire de Quinnipak, vit toute une communauté rassemblée autour de la très belle Jun
Reihl, dont toute la ville admire les lèvres, et de son mari monsieur Reihl, directeur de la fabrique de verre.
A Quinnipak, chacun a son désir, sa "folie" secrète Pekish, l'extravagant inventeur de l' "humanophone" ;
- un orchestre où chacun ne chante qu'une seule note, toujours la même ;
- Pehnt, son jeune assistant, enfant trouvé toujours vêtu d'une veste immense et informe ;
- la "veuve" Abegg, veuve d'un mari qu'elle n'a jamais épousé ;
- Horeau, l'architecte français qui rêve de grandioses constructions transparentes, et Elisabeth, la locomotive à vapeur...
Avec Châteaux de la colère, Baricco nous offre un roman foisonnant et singulier, construit comme une fugue où chacun chante sa partition
avec justesse et jubilation. Prix Médicis étranger 1995.
L'histoire a traversé les siècles.
Orphée a perdu Eurydice, mordue par un serpent. Pour la ramener sur terre, il n'hésite pas à affronter tous les périls de l'enfer. Une seule
condition : lors de cette lente remontée vers le monde des vivants, il ne doit pas se retourner, ni regarder la bien-aimée. Hélas ! Cocteau
relance le mythe. Parmi ses personnages, quel est le plus envoûtant ? Cet Orphée, amoureux de sa mort qui va et qui vient à travers les
miroirs ? La princesse qui transgresse les lois de l'au-delà pour l'amour du poète ? Heurtebise, le messager, qui apparaît et disparaît à
volonté ? Eurydice ? L'Intouchable, l'Invisible, l'Ombre ? Dans un décor surréaliste où les vivants et les morts se côtoient, le film de
Cocteau prolonge encore le mystère.
Un homme se souvient. Il se revoit, enfant, en train de jouer sur le plancher du salon de coiffure de son père. Ce père, justement, vient de mourir. Voilà une quinzaine d'années que le fils n'était pas retourné le voir. À l'occasion de la veillée funèbre, il va revenir dans la ville de sa jeunesse, retrouver sa famille, se confronter aux souvenirs tapis au creux de sa mémoire. Le Journal de mon père, bande dessinée autobiographique publiée en trois volumes, est une oeuvre pudique et rare. C'est l'histoire d'un petit garçon qui voit ses parents s'éloigner peu à peu l'un de l'autre jusqu'à la séparation. La chronique d'un bonheur qui s'enfuit sans que l'enfant comprenne pourquoi. La cérémonie funèbre, en réunissant les membres du clan familial, lui permettra de revivre une jeunesse qu'il croyait enfouie à jamais, mais aussi de comprendre enfin ce qu'il n'avait fait qu'entrevoir quelques années plus tôt. Un récit sensible et juste auquel fait écho un graphisme émouvant et plein de douceur. --Gilbert Jacques
Le cadavre d’une jeune fille est découvert sur les bords de la rivière Baztán dans une étrange mise en scène. Très vite, les croyances
basques surgissent : et si toute cette horreur était l’oeuvre du basajaun, un être mythologique ? L’inspectrice Amaia Salazar, femme de tête
en charge de l’enquête, se voit contrainte de revenir sur les lieux de son enfance qu’elle a tenté de fuir toute sa vie durant.
Jonglant entre les techniques d’investigation scientifique modernes et les croyances populaires, Amaia Salazar devra mettre la main sur ce
gardien invisible qui perturbe la vie paisible des habitants d’Elizondo.
Le corps recouvert d'une étrange poudre blanche…
Des extrémités gangrenées…
Un visage figé dans un rictus de douleur…
En observant le cadavre de son père, Sarah Geringën est saisie d'épouvante. Et quand le médecin légiste lui tend la clé retrouvée au fond de
son estomac, l'effroi la paralyse.
Et si son père n'était pas l'homme qu'il prétendait être ?
Des forêts obscures de Norvège aux plaines glaciales de Sibérie, l'ex-inspectrice des forces spéciales s'apprête à affronter un secret de
famille terrifiant.
Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ?
Osera-t-elle se rendre jusqu'à l'île du Diable ?
Le goût de vivre est une chose fragile. Un rien peut vous le faire passer. Il suffit d’une bestiole d’un centimètre qui doit peser un
gramme, un moustique en l’occurrence, pour transformer une nuit en cauchemar.
Mais ce n’est pas tout. Il y a le serveur vocal qui fait semblant de ne pas vous comprendre et n’a jamais un mot gentil ; le désespéré qui
choisit de se faire déchiqueter par votre TGV et vous fait louper votre entretien d’embauche ; les campagnes de dépistage qui vous
rappellent avec délicatesse que vous êtes biodégradable ; les routiers qui essaient de se doubler sur l’autoroute ; le palmarès des hôpitaux
qui révèle que l’hôpital où vous allez vous faire opérer de la hanche a obtenu la plus mauvaise note ; les pigeons qui chient partout ; les
imprimeurs qui impriment en tout petit ; les exclusions de votre contrat d’assurance ; les mites qui attaquent de préférence l’endroit le
plus visible de votre pull en cachemire ; les ouvre-boîtes intégrés qui font gicler sur votre pantalon l’huile de vos sardines, et beaucoup
d’autres choses dont l’auteur vous réserve la mauvaise surprise.
Ça m’agace aurait pu n’être qu’un billet d’humeur. Bien pire, c’est un livre de mauvaise humeur. Parce que, tout ça, Fournier, ça l’agace.
Annick Cojean est grand reporter au Monde. Au fil de sa carrière, elle a croisé Simone Veil à plusieurs reprises. D’une rencontre à l’autre,
une relation singulière s’est installée entre Simone Veil et la journaliste.
Une relation de femmes au-delà des fonctions.
Un portrait subjectif, délicat et parfois surprenant de la femme au-delà de l’héroïne.
Jean, major de promo et interne à l'hôpital, doit faire un stage en soins gynécologiques aux côtés du docteur Karma. Mais elle veut faire de la chirurgie, et non écouter des femmes parler d'elles-mêmes et de leur corps ! Elle se désespère de passer son temps auprès de ce médecin qui privilégie l'écoute à la technique. Contraception, maternité, violences conjugales, avortements... de consultations en témoignages, Jean pourrait bien pourtant changer sa vision de la médecine.
Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c'est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C'est le début d'un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.
"Mais de quel droit ils demandent ça ? Qu'est-ce que ça peut bien leur foutre, ma profession ? Ecris la vérité : agent secret. Ce sera dit. Et je les emmerde."
Martin est garde au parc national des Pyrénées. Il travaille notamment au suivi des ours. Mais depuis des mois, on n’a plus la moindre trace de Cannellito, le dernier plantigrade avec un peu de sang pyrénéen. Martin en est chaque jour plus convaincu : les chasseurs auront eu la peau de l’animal. Alors, lorsqu’il tombe sur un cliché montrant une jeune femme devant la dépouille d’un lion, arc de chasse en main, il est déterminé à la retrouver et la livrer en pâture à l’opinion publique. Même si d’elle, il ne connaît qu’un pseudonyme sur les réseaux sociaux : Leg Holas.
roman
Le narrateur a 13 ans et vit dans un orphelinat de Sibérie à la fin de l'époque de l'empire soviétique. En raccompagnant chez lui son ami Vardan, le bouc émissaire de ses camarades d'école, il découvre une communauté de familles arméniennes venues soutenir leurs proches emprisonnés. Un malentendu le conduit à être à son tour menacé et incarcéré.
Catherine Meurisse a résidé plusieurs mois à la Villa Kujoyama, une résidence d'artistes située à Kyoto. Cherchant à renouveler son inspiration, elle s'est immergée dans les paysages japonais. Un an plus tard, elle séjournait de nouveau au Japon, quand le typhon Hagibis dévastait une partie du pays. De ces deux voyages, placés sous le signe de la nature, tour à tour muse et dévastatrice, est né l'album La Jeune femme et la mer. « Je voudrais peindre la nature », affirme la dessinatrice française à peine atterrie sur le sol japonais. Mais la nature ne sait pas prendre la pose. Elle se transforme, nous entoure, nous subjugue. Sur son chemin, comme un miroir, un peintre japonais, qui, lui, voudrait « peindre une femme. » Quelle femme ? Nami, la jeune femme de l'auberge thermale où les deux artistes vont séjourner ? Nami, mystérieuse, n'est pas un modèle facile. Elle semble liée aux éléments naturels : elle sait lire l'arrivée d'un typhon dans les plis de la mer. Pour décrypter les signes dans ce décor rural du sud de l'archipel, un tanuki effronté, animal mythologique incontournable de la culture nippone, surgit au gré des déambulations de nos deux amis artistes. Dans une nature magnifiquement retranscrite par un trait de plume précis, où plane l'ombre d'Hokusaï et des maîtres de l'estampe, Catherine Meurisse propose avec "La Jeune femme et la mer" un récit initiatique qui questionne la place de l'Homme dans la nature et le recours à l'art pour saisir les paysages qui disparaissent.
La rencontre entre un auteur majeur de la bande dessinée et un éminent spécialiste des questions énergétiques et de l'impact sur le climat a abouti à ce projet, comme une évidence, une nécessité de témoigner sur des sujets qui nous concernent tous. Intelligent, limpide, non dénué d'humour, cet ouvrage explique sous forme de chapitres les changements profonds que notre planète vit actuellement et quelles conséquences, déjà observées, ces changements parfois radicaux signifient. Jean-Marc Jancovici étaye sa vision remarquablement argumentée en plaçant la question de l'énergie et du changement climatique au coeur de sa réflexion tout en évoquant les enjeux économiques (la course à la croissance à tout prix est-elle un leurre ?), écologiques et sociétaux. Ce témoignage éclairé s'avère précieux, passionnant et invite à la réflexion sur des sujets parfois clivants, notamment celui de la transition énergétique.
là où naissent les glaces
À 18 ans Max a décidé de quitter Marseille pour s'installer sur la côte Est du Groenland. Dans le village isolé de Tiniteqilaaq où il habite depuis trente ans, il a appris des Inuits leur mode de vie particulièrement rude, à l'aune d'une nature aussi magnifique qu'impitoyable. Un parcours quasi-initiatique, fait de moments intimes ou épiques, dont Max a confié le récit à Simon Hureau. L'auteur de L'Oasis nous propose ici la biographie d'un homme ordinaire qui a choisi de vivre son rêve dans l'un des endroits les plus inhospitaliers de la planète...
Avec l'hiver, la guerre a commencé. Tandis que les insurgés rassemblent leurs troupes et remontent depuis la Péninsule, la princesse Tilda
assiège le château de son frère pour reconquérir son trône. En haut des remparts, en première ligne, les "gueux" se préparent à
l'assaut.
Ce deuxième tome conclut en majesté l'épopée flamboyante de " L'Age d'or ", ce livre assez puissant pour déchaîner la tempête et
la révolution, la force d'une utopie qui donne envie de croire en l'avenir.
Ce deuxième tome conclut en majesté l'épopée flamboyante et politique imaginée par Roxanne Moreil et Cyril Pedrosa.
Quand la geste du héros traditionnel fait place à celle d'une héroïne passionnelle, le conte médiéval se métamorphose en fable sociale.
Une scène de pure folie dans un chalet. Une victime au visage réduit en bouillie à coups de tisonnier. Et une suspecte atteinte d'une
étrange amnésie. Camille Nijinski, en charge de l'enquête, a besoin de comprendre cette subite perte de mémoire, mais le psychiatre avec
lequel elle s'entretient a bien plus à lui apprendre. Car avant de tout oublier, sa patiente lui a confié son histoire. Une histoire longue
et complexe. Sans doute la plus extraordinaire que Camille entendra de toute sa carrière...
« Tout d'abord, mademoiselle Nijinski, vous devez savoir qu'il y a cinq protagonistes. Toutes des femmes. Écrivez, c'est important :
"la kidnappée", "la journaliste", "la romancière", "la psychiatre"... Et concentrez-vous, parce que
cette histoire est un vrai labyrinthe où tout s'entremêle. La cinquième personne sera d'ailleurs le fil dans ce dédale et, j'en suis sûr,
apportera les réponses à toutes vos questions. »
Lorsque sa fille, Vina, est exclue du lycée pour avoir menacé un camarade, Elizabeth décide de se réfugier avec elle en Alsace chez son
grand-oncle Thomas.
Dans cette maison en lisière de forêt, tous trois s'observent et s'apprivoisent. Malgré-nous, pris au piège de combats qu'ils n'ont pas
choisis, ils le sont tous les trois : Thomas précipité dans le chaos du front de l'Est; Elizabeth qui ne vit que pour sa fille et son
travail; Vina, l'adolescente emportée par une violence qui la dépasse. Bientôt la jeune fille est fascinée par ce grand-oncle qui communique
avec les oiseaux et semble lire les pensées.
Ces dons, Thomas les a acquis pendant la guerre. Quand il lui a fallu survivre dans les rangs de l'armée allemande, puis emprisonné au camp
de Tambov. Quand il a rencontré le faucon pour la première fois.
« Vieille dame un peu loufoque loue appartement meublé à dame de bonne compagnie. Loyer modéré contre menus services. »
Il suffit parfois d’une petite annonce dans un journal pour faire basculer une vie.
Dans le sud de la France, Jeanne Jambon, jeune femme peu sûre d’elle, décide sur un coup de tête de fuir une existence qui ne lui ressemble
pas.
Elle va trouver refuge auprès de Raymonde, une vieille dame fantasque et rebelle et de son petit-fils, Lucas, garçon solaire, beau comme un
astre.
Tous les trois vont alors tenter de s’apprivoiser et vivre une parenthèse enchantée, à l’abri du monde, et apprendre les uns des autres.
Jusqu’au jour où la vie va finir par les rattraper et les obliger à grandir un peu…
Un roman sur la différence, les regrets et le temps qui passe, lorsque l’enfant qui sommeille en chacun de nous décide de revenir à la
surface.
petit traité de consolation
Être rabbin, c'est vivre avec la mort : celle des autres, celle des siens. Mais c'est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent : « Je me tiens aux côtés de femmes et d'hommes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits. ». La tapisserie de ce livre de consolation tresse étroitement trois fils : le conte, l'exégèse et la confession. La narration d'une vie interrompue, la manière de donner sens à cette mort à travers les textes de la tradition, et l'évocation d'une blessure intime ou la remémoration d'un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli. Les textes sacrés ouvrent un passage entre les vivants et les morts : « Le rôle d'un conteur est de se tenir à la porte pour s'assurer qu'elle reste ouverte. » Et permettre ainsi à chacun de faire la paix avec ses fantômes.
Brun va mourir. Il laissera bientôt ses terres à son fils Mo. Mais avant de disparaître, pour éviter la faillite et gommer son image de pollueur, il décide de couvrir ses champs de gigantesques éoliennes. Mo, lui, aime la lenteur des jours, la quiétude des herbages, les horizons préservés. Quand le chantier démarre, un déluge de ferraille et de béton s'abat sur sa ferme. Mo ne supporte pas cette invasion qui défigure les paysages et bouleverse les équilibres entre les hommes, les bêtes et la nature. Dans un Jura rude et majestueux se noue le destin d'une longue lignée de paysans. Aux illusions de la modernité, Mo oppose sa quête d'enracinement. Et l'espoir d'un avenir à visage humain. Avec Mohican, Eric Fottorino mobilise toute la puissance du roman pour brosser le tableau d'un monde qui ne veut pas mourir.
Parti de Marseille pour une expédition vers l’Atlantique Nord, Pythéas découvrit, bien au-delà de la Grande-Bretagne, une île qu’il baptisa
Thulé et fut le premier à rapporter que la mer pouvait geler. À son retour, il consigna ses travaux scientifiques en astronomie, géographie
et océanographie dans un traité, De l’Océan, qui fut abondamment commenté et copié pendant toute l’Antiquité. Aucune page de son œuvre n’a
survécu.
La plupart des commentateurs de l’Antiquité le traitèrent d’affabulateur, voire de menteur. Une mer gelée ? Quelle galéjade ! Son nom tomba
dans l’oubli.
Dans cette biographie imaginaire, François Garde réhabilite le marin, l’astronome et le scientifique. Il retrace le destin d’un explorateur
au temps d’Alexandre le Grand, et interroge le parcours d’un homme dont la vie fut guidée par la curiosité, la persévérance et la volonté de
transmettre le savoir.
François Garde s'est lancé dans l'écriture après une longue carrière au sein de l'administration française qui l'a amené à voyager,
notamment vers les zones polaires. Ses textes s'en nourrissent. En 2012, il a reçu le Prix Goncourt du premier roman pour Ce qu'il advint du
sauvage blanc (Gallimard).
« La porte du voyage sans retour » est le surnom donné à l’île de Gorée, d’où sont partis des millions d’Africains au temps de la traite des
Noirs.
C’est dans ce qui est en 1750 une concession française qu’un jeune homme débarque, venu au Sénégal pour étudier la flore locale. Botaniste,
il caresse le rêve d’établir une encyclopédie universelle du vivant, en un siècle où l’heure est aux Lumières. Lorsqu’il a vent de
l’histoire d’une jeune Africaine promise à l’esclavage et qui serait parvenue à s’évader, trouvant refuge quelque part aux confins de la
terre sénégalaise, son voyage et son destin basculent dans la quête obstinée de cette femme perdue qui a laissé derrière elle mille pistes
et autant de légendes.
S’inspirant de la figure de Michel Adanson, naturaliste français (1727-1806), David Diop signe un roman éblouissant, évocation puissante
d’un royaume où la parole est reine, odyssée bouleversante de deux êtres qui ne cessent de se rejoindre, de s’aimer et de se perdre,
transmission d’un héritage d’un père à sa fille, destinataire ultime des carnets qui relatent ce voyage caché.
« Personne ne soupçonne l’existence des Murs Blancs. Pourtant cette propriété a marqué l'histoire intellectuelle du XXème siècle. Elle a été
aussi le lieu, où enfants, nous passions nos dimanche après-midi : la maison de nos grands-parents…
Après la guerre, ce magnifique parc aux arbres centenaires niché dans le vieux Châtenay-Malabry, est choisi par le philosophe Emmanuel
Mounier, pour y vivre en communauté avec les collaborateurs de la revue qu'il a fondé : Esprit. Quatre intellectuels, chrétiens de gauche et
anciens résistants, comme lui, Henri-Irénée Marrou, Jean Baboulène, Paul Fraisse, Jean-Marie Domenach, le suivent avec leurs familles dans
cette aventure. Ils sont bientôt rejoints par Paul Ricoeur.
Pendant cinquante ans, les Murs Blancs sont le quartier général de leurs combats, dont la revue Esprit est le porte-voix : la guerre
d’Algérie et la décolonisation, la lutte contre le totalitarisme communiste, la construction de l’Europe. Et bien sûr, Mai 68... Une
vingtaine d’enfants, dont notre père, y sont élevés en collectivité. Malheureusement, les jalousies et les difficultés nourries par le
quotidien de la vie en communauté y deviennent de plus en plus pesantes… Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles cette histoire est
tombée dans l’oubli, et que personne n’avait pris la peine de nous la raconter jusqu'alors. Pourtant, beaucoup d’intellectuels, d'artistes
et d’hommes politiques y ont fait leurs armes : Jacques Julliard, Jean Lebrun, Ivan Illich, Chris Marker, Jacques Delors et aussi… Emmanuel
Macron. C'est grâce à leurs récits et confessions que nous avons pu renouer avec notre histoire : transformer un idéal difficile en récit
familial et politique. »
L. et H. Domenac
Quand Lydie Lescarmontier embarque à bord de l'Astrolabe, célèbre navire polaire, elle ne connaît que sa destination : l'Antarctique, via
les quarantièmes rugissants puis les cinquantièmes hurlants. Partie dans le cadre d'une expédition scientifique pour observer l'évolution
des glaciers, elle ignore encore qu'elle sera marquée à tout jamais par cette aventure : le mal de mer, l'exiguïté des espaces comme des
relations sociales, le risque vital omniprésent et l'insignifiance de l'homme dans un milieu aussi hostile que suffocant de beauté.
Peu à peu, son sujet d'étude - la glace - devient une dévorante passion. Elle découvre la douce apparition de la banquise, du premier
cristal de frasil à la plaque de nilas ; le fonctionnement de la calotte, de la chute du premier flocon au vêlage de l'iceberg ; ou encore
les écosystèmes polaires, du développement d'une algue attachée à la banquise jusqu'à la migration des baleines venues se nourrir de krill.
Dans ce périple sauvage, qui est aussi le roman de son propre apprentissage, Lydie Lescarmontier se fait l'interprète des pôles. Les glaces sont à la fois les baromètres et la mémoire climatique du monde. Saurons-nous écouter leur cri d'alarme ?
Une disparition de deux étudiantes au sein de l'Alliance Française de Lyon, et le commissaire Bonnier est appelé à enquêter pour les retrouver. L'occasion pour lui et le lecteur de mieux connaître cet établissement comme ses équipes.
Quelque part en Cisjordanie, entre la Ligne verte et la " ceinture de sécurité " une patrouille israélienne est assaillie par un commando palestinien. Un soldat tombe sous le feu, un autre est enlevé par le commando bientôt en pleine déroute... Blessé, sous le choc, l'otage perd tout repère, en oublie son nom. C'est, pour lui, la traversée du miroir. Seul survivant, sans papiers, en vêtements civils et keffieh, le jeune homme est recueilli, soigné puis adopté par deux Palestiniennes. Il sera désormais Nessim, frère de Falastin, étudiante anorexique, et fils d'Asmahane, veuve aveugle d'un responsable politique abattu dans une embuscade. C'est ainsi que Nessim découvre et subit les souffrances et tensions d'une Cisjordanie occupée... Dans ce bouleversant roman, Hubert Haddad transfigure avec Falastin - moderne Antigone - toute l'horreur du conflit en une tragédie emblématique d'une grande beauté.
Journal 2014-2017
La géographie de Sylvain Tesson est vaste. Elle couvre Paris, les toits de Notre-Dame, les calanques de Cassis, les montagnes de Chamonix,
l’Irak, l’Ukraine, la Russie. Il y a les expéditions et les voyages intérieurs, les bivouacs d’un soir et les méditations d’un jour, mais
aussi les escalades des parois et les descentes au fond des livres. Entre les mots se dessine l’écriture d’un destin. Alors que son dernier
livre Sur les chemins noirs raconte son voyage du sud de la France au Cotentin, Une très légère oscillation est un miroir le long d’autres
chemins.
Le journal de Sylvain Tesson oscille entre le Manuel d’Epictète et les pensées de Jules Renard. Il nous incite à jouir de l’instant, à ne
rien attendre du lendemain et à s’extasier des manifestations du vivant : une branche dans le vent, le reflet de la lune. C’est la chose la
plus difficile au monde que de reconnaître le bien-être dans ses expressions les plus humbles, de le nommer, le saisir, le chérir. Savoir
qu’on est en vie, que cela ne durera pas, car tout passe et tout s’écoule.
Tout intéresse Sylvain Tesson. Sa panoplie littéraire enveloppe l’actualité la plus brûlante : Daech, les attentats, l’islam, le pape, la
politique française mais aussi l’intemporel, la poésie, le spirituel.
Humour et poésie sont les deux lignes de vie de Sylvain Tesson même quand il chute d’une toit et se retrouve hospitalisé pendant de longs
mois à la Salpetrière : « Un fleuve bordé de saules pleureurs, est-ce une rivière de larmes ? »
Le Fantôme de Canterville est un délicieux récit dans lequel Oscar Wilde transpose avec humour la tradition du conte gothique anglais. Le
malveillant fantôme vit des moments difficiles mais apprend et prône une bonne leçon : "L'amour est plus fort que la mort." Les
nouveaux propriétaires américains du château de Canterville font preuve, à l'instar de Wilde, d'une innocence à toute épreuve et suscitent
la consternation des aristocrates anglais.
L'ouvrage contient une des phrases célèbres de l'auteur: "De nos jours, nous avons vraiment tout en commun avec l'Amérique, hormis,
bien entendu, la langue."
Jean Atwood, interne des hôpitaux et quatre fois major de promotion, vise un poste de chef de clinique en chirurgie gynécologique. Mais au
lieu de lui attribuer le poste convoité, on l’envoie passer son dernier semestre d’internat dans un service de médecine consacré à la
médecine des femmes – avortement, contraception, violences conjugales, maternité des adolescentes, accompagnement des cancers gynécologiques
en phase terminale.
Le Docteur Atwood veut faire de la chirurgie, et non passer son temps à écouter des femmes parler d’elles-mêmes à longueur de journée. Ni
servir un chef de service à la personnalité controversée. Car le mystérieux Docteur Karma – surnommé « Barbe-Bleue » – séduit sans vergogne,
paraît-il, patientes et infirmières et maltraite sans pitié, dit-on, les internes placés sous ses ordres. Pour Jean Atwood, interne à la
forte personnalité et qui brûle d’exercer son métier dans un environnement prestigieux, le conflit ouvert avec ce chef de service
autoritaire semble inévitable.
Mais la réalité n’est jamais ce que l’on anticipe, et la rencontre entre les deux médecins ne va pas se dérouler comme l’interne l’imagine.
Rien ne prédestinait Alice Beausoleil et Marcel Dambre à se rencontrer. Pour que le vieil homme ouvre sa porte à la jeune femme trempée, il
aura fallu une grève des transports, un GPS capricieux et un terrible orage.
De leur tête-à-tête inattendu va naître ce qui ressemble à une seconde chance. Un nouveau rendez-vous avec l'existence, peu importe le temps
qui reste...
Marcel, quatre-vingt-sept ans, vit rue du Rendez-Vous, reclus dans son atelier de bottier menacé par les bulldozers. Vendeuse en
boulangerie, Alice offre son sourire à tous ceux qu'elle croise. En réalité, depuis deux ans, trois mois et quatre jours, en proie à une
profonde tristesse, elle s'empêche de vivre.
À mesure que la pluie et les heures s'écoulent, le passé resurgit. Sous l'impulsion de la jeune femme qui l'écoute sans se dévoiler, Marcel
raconte la guerre, sa carrière et son amour fou pour sa mère. Et s'il trouvait à son tour la clé pour délivrer Alice de son silence ?
Le texte • « Seul livre au monde de son espèce » selon son auteur, les Essais de Michel de Montaigne offrent un art de vivre et de penser « à
sauts et gambades » qui nous rend proches des hommes de la Renaissance.
• Cette édition fait le choix des essais les plus centrés sur la question de l’homme.
Maryse est une éminente neuropédiatre, une femme belle et intelligente, affreusement narcissique et persuadée d'avoir toujours raison. Elle
est aussi la mère de Charlot, fils singulier, qui l'émerveille et l'exaspère à la fois. C'est que Charlot, Petit Prince désarmant de vérité,
la confronte à des questions philosophiques. Quel sens donner à sa vie lorsqu'on traverse des épreuves ? Où se cache l'amour lorsqu'on fait
face à l'intimidation, la bêtise, la peur de l'autre ? Et surtout, qu'est-ce que l'ego, cette chose dont tout le monde semble souffrir ?
Animé d'un courage fou, d'une humanité à fleur de peau, Charlot va apprendre à sa mère, et à beaucoup d'autres, qu'en se dépouillant de ses
certitudes, en cessant de se regarder le nombril, on peut enfin accéder à la vraie joie, celle du lâcher prise et de l'intelligence du cœur.
Et surtout : apprendre à s'aimer pour de vrai.
Une extraordinaire leçon de vie, profonde et lumineuse, dont on sort bouleversé d'émotion.
Nous sommes à Naples, dans l'immédiat après-guerre.
Un jeune orphelin, qui deviendra plus tard le narrateur de ce livre, vit sous la protection du concierge, don Gaetano. Ce dernier est un
homme généreux et très attaché au bien-être du petit garçon, puis de l'adolescent. Il passe du temps avec lui, pour parler des années de
guerre et de la libération de la ville par les Napolitains ou pour lui apprendre à jouer aux cartes. Il lui montre comment se rendre utile
en effectuant de menus travaux et, d'une certaine façon, il l'initie à la sexualité en l'envoyant un soir chez une veuve habitant dans leur
immeuble.
Mais don Gaetano possède un autre don: il lit dans les pensées des gens, et il sait par conséquent que son jeune protégé reste hanté par
l'image d'une jeune fille entraperçue un jour derrière une vitre, par hasard, lors d'une partie de football dans la cour de l'immeuble.
Quand la jeune fille revient des années plus tard, le narrateur aura plus que jamais besoin de l'aide de don Gaetano... Dans la veine de
Montedidio, ce nouveau livre du romancier italien s'impose comme un très grand roman de formation et d'initiation.
Nathalie et François sont heureux, ils s'aiment et semblent avoir la vie devant eux...
Mais, un jour, la belle mécanique s'enraye. François décède brutalement.
Veuve éplorée, le cœur de Nathalie devient une forteresse où même les plus grands séducteurs vont se heurter.
Sauf un : Markus, un collègue terne et maladroit, sans séduction apparente. Sur un malentendu, il obtient de la belle un baiser volé. Pour
cet outsider de l'amour, c'est un signe du destin : il se lance à sa conquête... tout en délicatesse.
Lire "Le Grand Meaulnes", c'est aller à la découverte d'aventures qui exigent d'incessants retours en arrière, comme si
l'aiguillon du bonheur devait toujours se refléter dans le miroir troublant et tremblant de l'enfance scruté par le regard fiévreux de
l'adolescence.
Le merveilleux de ce roman réside dans un secret mouvement de balancier où le temps courtise son abolition, tandis que s'élève la rumeur
d'une fête étrange dont la hantise se fait d'autant plus forte que l'existence s'en éloigne irrévocablement.
Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un
navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu
l'usage de la langue française et oublié son nom.
Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui prend
sous son aile à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc ».
Au début des années cinquante, en Angleterre, un petit garçon, fils de diplomate français se retrouve placé par ses parents dans un asile de
vieillards à Brighton. Dans ce manoir gothique, face à la mer, cet enfant de cinq ans déambule au milieu d'un cauchemar et lutte pour
survivre, au cœur de la vieillesse.
[…] Ainsi défilent le grand Will, écrivain maudit. Lady Beckford, grande dame au caractère altier, le Brigadier Général, ancien officier des
Indes et espion de l'Intelligence Service, Faïence Folie, pute au grand cœur, Somerset, loup de mer sadique, Oscar, cuisinier gay, et l'abbé
Corentin qui a pour cultes Dieu et les chemins de fer. C'est toute une Angleterre qui ressuscite, de Shakespeare à Jack l'Éventreur, en
passant par l'impératrice Victoria et Winston Churchill. Dans ce livre poignant, Gonzague Saint Bris révèle le secret de son enfance : Les
Vieillards de Brighton est le roman de sa vie
Algérienne, considérée aujourd'hui comme la plus grande romancière du Maghreb, Assia Djebar nous transporte à Médine, à la mort du Prophète.
Et c'est des femmes qu'elle nous parle, nombreuses et influentes dans l'entourage du fondateur de l'Islam, où se déchaînent déjà des
intrigues et des rivalités de succession.
Nous découvrons les figures d'une histoire ignorée, oubliée : reines de tribus, prophétesses, femmes chefs de guerre dans une Arabie en
effervescence.
Fatima, l'indomptable fille du Prophète, se dresse telle une Antigone arabe, tandis qu'Aïcha, sa jeune veuve, s'installe dans son rôle de «
diseuse de mémoire ».
Bien d'autres encore, femmes de La Mecque, affranchies, errantes, mêlent leurs voix et se souviennent.
Ce livre puissant, inspiré, restitue aux femmes une place volée ou occultée à la source de l?Islam.
Lorsque Luc est parti, ses parents, Jean et Marthe, ont pensé que c'était mieux pour eux trois. Gilbert et Geneviève, son oncle et sa tante,
eux aussi ils y ont cru. Mais pas Céline, sa cousine.
Elle, c'est la seule qui n'a pas été surprise, la seule à avoir craint que ce qui en Luc les menaçait tous finisse par s'abattre sur eux.
J’ai commencé à écrire vers huit ou neuf ans, pendant une période d’hospitalisation. On m’avait offert des livres et des cahiers. Plus tard,
je me suis dit que l’écriture avait une autre fonction qu’écrire des choses divertissantes, l’écrit est devenu quelque chose de dangereux
dont je me suis longtemps méfié. Pour masquer le problème, j’ai fait les Beaux-Arts. Quand j’ai recommencé, je me suis aperçu qu’il fallait
que j’aille jusqu’au bout ; j’avais loupé deux fois mon capes d’arts plastiques, il y avait le chômage. J’ai pris la décision d’assumer
l’envie d’écrire. La nécessité était là, je ne pouvais plus faire semblant de ne pas la voir. "
"Je ne sais pas si les hommes et les femmes parlent différemment ; c’est la douleur qui est commune, jamais banale." Laurent
Mauvignier
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